La Papauté schismatique

Introduction : notre dette au Père Wladimir Guettée

Ce billet est la première d’une série concernant les causes du schisme avec le catholicisme romain. Cette série doit beaucoup, sinon tout au colossal travail réalisé par le Père Wladimir Guettée, notre éclaireur, notre boussole hors de la nuit romaine. Le Père Guettée a en effet produit deux ouvrages à ce sujet, la papauté schismatique et la papauté hérétique que nous avons modestement actualisé, car à l’époque où vivait le Père Wladimir, Rome n’était pas encore devenue aussi folle qu’aujourd’hui.

Les éléments qui seront exposés permettront aux orthodoxes de clarifier les choses, et permettront probablement aux catholiques romains de découvrir qu’ils évoluent dans le schisme et l’hérésie, qu’ils ne font pas partie de l’Eglise fondée par Jésus Christ il y a près de deux millénaires maintenant. Nous allons donc aborder les sujets qui fâchent. Mais comme l’a enseigné notre Seigneur, la vérité rend libre.

La papauté ne résiste pas un examen historique impartial

Le catholicisme romain et les différentes églises orthodoxes se renvoient mutuellement l’accusation de schisme. Chaque bloc voit l’autre comme étant le responsable du schisme. Chaque bloc voit l’autre comme étant en état de schisme. D’un strict point de vue logique, il semble évident que seul l’un des deux peut avoir raison. Laissons de côté le cas des deux ayant tort. Les catholiques romains et les orthodoxes croient des choses tellement différentes qu’il n’est pas possible de considérer les deux comme étant une seule entité. Il en découle naturellement que si les orthodoxes ont raison, alors l’église romaine est coupable. C’est ce que nous essaierons de démontrer.

La vision orthodoxe de l’autorité papale est la suivante. Je cite le Père Wladimir : « Nous prenons l’épiscopat romain à l’origine du christianisme, nous le suivons à travers les siècles et nous arrivons ainsi à constater : que, pendant les huit premiers siècles, la papauté spirituelle, telle qu’on l’entend aujourd’hui, n’a pas existé ; que l’évêque de Rome, pendant trois siècles, n’a été qu’un évêque au même titre que les autres; qu’au quatrième siècle, il reçut la primauté d’honneur, sans juridiction universelle ; que cet honneur n’a d’autre fondement que les décrets de l’Eglise; que sa juridiction restreinte sur certaines églises voisines de la sienne n’est appuyée que sur une coutume légalisée par les conciles.
Quant à la souveraineté universelle, absolue, de droit divin, c’est-à-dire quant à la papauté, les faits et les témoignages catholiques des huit premiers siècles la condamnent au lieu de l’appuyer.
»

La Papauté condamnée par l’Ecriture

Les éléments pauliniens

Saint Paul écrit aux Ephésiens : « mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, édifiés que vous êtes sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ lui-même est la pierre angulaire. C’est en lui que tout l’édifice bien ordonné s’élève, pour former un temple saint dans le Seigneur; c’est en lui que, vous aussi, vous êtes édifiés, pour être par l’Esprit-Saint, une demeure où Dieu habite. » (Eph II:20-22)

Paul englobe les deux révélations, vétéro et néo testamentaires dans un seul et même édifice, avec des éléments pour certains enseignés par les prophètes, pour d’autres par les apôtres. La base la plus fondamentale de cet édifice spirituel, de ce temple dont il faut absolument faire partie est bien entendu Jésus-Christ. Le même Paul précise « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui est déjà posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Co III:11). L’enseignement aux corinthiens est d’autant plus actuel par rapport aux erreurs romaines, que certains voyaient des différences à cause de la personne les ayant baptisés. Mais l’essentiel est au nom duquel ils furent baptisés. Qui baptise est finalement une problématique logistique. Du moment qu’il s’agit d’un prêtre ou d’un évêque confessant la plénitude de la foi orthodoxe, l’essentiel y est.

Saint Paul toujours, dans Ephésiens poursuit son image de corps mystique quant à l’Eglise. La tête de ce corps ne se trouve pas à Rome, mais aux Cieux, à la droite du Père : « C’est lui aussi qui a fait les uns apôtres, d’autres prophètes, d’autres évangélistes, d’autres pasteurs et docteurs, en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du ministère, pour l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur; mais que, confessant la vérité, nous continuions à croître à tous égards dans la charité en union avec celui qui est le chef, le Christ. C’est de lui que tout le corps, coordonné et uni par les liens des membres qui se prêtent un mutuel secours et dont chacun opère selon sa mesure d’activité, grandit et se perfectionne dans la charité. » (Eph IV:11-16)

Les éléments pétriniens

En lisant les descriptions ecclésiologiques de Saint Paul, on ne trouve aucune mention d’un vicariat, d’un pontife absolu et infaillible. Lorsque l’on lit Saint Pierre, que les légendes romaines positionnent comme le premier de cette chaîne monarchique absolue et infaillible, on ne trouve non plus aucune allusion, et aucun positionnement de ce genre : « Pierre apôtre de Jésus-Christ, aux élus, étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie, choisis selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, pour obéir à la foi et pour avoir part à l’aspersion du sang de Jésus-Christ: à vous grâce et paix de plus en plus. Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui selon sa grande miséricorde nous a régénérés par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts pour une vivante espérance; pour un héritage incorruptible, sans souillure et inflétrissable, qui vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi pour le salut, qui est prêt à se manifester au dernier moment. » (I Pi 1:1-5)

Lorsqu’il était sur terre, Jésus était le maître incontesté et n’a jamais co-gouverné ou quelque chose du genre. Lorsqu’il est parti, ses directives furent collectives : « Et Jésus s’approchant leur parla ainsi: “ Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu’à la fin du monde. “ (Mt XXVIII:18-20). Si vraiment la papauté avait été instituée par le Christ, n’aurait-il pas fallu une allusion ici ?

Matthieu 16

Alors j’entends d’ici les papistes, les papaulâtres crier : Matthieu 16. La Papauté est clairement décidée, instituée en Matthieu 16. Le verset est le suivant : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » (Mt XVI:18). Cela semble clair non ? L’exégèse romaine de ces versets est que saint Pierre et ses successeurs sont établis par Jésus Christ comme pierre fondamentale de l’Eglise et que celle-ci ne sera jamais atteinte par l’erreur que figure les portes de l’enfer. Conséquence directe : ils sont les souverains de l’Eglise. Pourtant la position romaine est en contradiction avec ce que saint Paul rapporte : les prophètes et les apôtres sont les pierres fondamentales en harmonie avec Jésus Christ, la pierre angulaire. Saint Pierre lui-même dans sa première épitre rappelle qui est la seule pierre d’angle : « L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle, et une pierre d’achoppement et un rocher de scandale; » (1 Pi II:7). Dans la parabole des vignerons homicides, le Christ se positionne également sans ambiguïté comme la seule pierre d’angle : « Jésus leur dit: “ N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue tête d’angle; c’est par le Seigneur qu’elle l’est devenue, et c’est merveille à nos yeux? » (Mat XXI:42).

Mais admettons que le texte peut être mal interprété, qu’il prête à confusion. Regardons ce que disent les Pères, dépôts vivants de l’enseignement apostolique et de la pureté de la doctrine. Les Pères déclarent à l’écrasante majorité que la pierre de laquelle il est question en Matthieu 16 est la profession de foi de Pierre, et non sa personne. Le Père Wladimir explique : « Ces paroles ne signifient autre chose que ceci : Je te dis donc à toi, que j’ai surnommé Pierre à cause de la fermeté de ta foi, je te dis que la vérité que tu viens de professer est la pierre fondamentale de l’Église, et que l’erreur ne prévaudra jamais contre elle. » (La papauté schismatique p 10). Il cite ensuite saint Augustin commentant ce passage : « « Ce n’est pas, dit-il, sur toi qui es pierre, mais sur la pierre que tu as confessée… tu es pierre, et sur cette pierre que tu as confessée, sur cette pierre que tu as reconnue en disant : tu es le Christ fils du Dieu vivant, sur cette pierre je bâtirai mon Église. Je te construirai sur moi, je ne serai pas construit sur toi. Ceux qui voulaient être construits sur des hommes disaient : Moi, je suis à Paul, moi à Apollo, moi à Cephas, c’est-à-dire à Pierre ; mais ceux qui ne voulaient pas être construits sur Pierre, mais sur la pierre, disaient : Moi, je suis au Christ. ». Nous avons donc saint Augustin qui est sur la lecture orthodoxe. Mais il n’est pas tout seul. Saint Hilaire de Poitiers, au livre 6 de son ouvrage de la Trinité fait de même. Saint Grégoire de Nysse fait de même dans son texte « de l’avènement de Notre Seigneur ». Saint Ambroise de Milan le fait deux fois, en commentant saint Luc et l’épitre aux éphésiens. Saint Jérôme a la même exégèse lorsqu’il commente ce verset précis de Matthieu. Saint Jean Chrysostome le fait deux fois dans ses homélies sur Matthieu (homélies 55 et 83), et son commentaire de Galates 1. Saint Augustin le fait quatre fois deux fois en commentant saint Jean, une fois en commentant Matthieu et une fois dans son ouvrage « les rétractations ». Saint Cyrille d’Alexandrie deux fois, en commentant Isaïe et dans son ouvrage sur la Trinité. Saint Léon premier, sermon 2 et 3 sur son élévation à l’épiscopat, sermon sur la Transfiguration et son sermon 2 sur la nativité des apôtres Pierre et Paul. Saint Grégoire le Grand, épitre 33 du livre 3, saint Jean Damascène dans son discours sur la Transfiguration. Pour résumer, le consensus patristique est avec les orthodoxes et pas avec les papistes.





L’autorité pétrinienne véritable

Si des catholiques sincères regardent lisent ce billet, qu’ils sachent que nous sommes orthodoxes. Nous ne nous alignons pas sur le simplisme protestants. Pierre a un grand ministère dans l’Eglise. Le Christ l’a choisi comme apôtre, ce n’est pas rien. Le Christ lui a donné les clés du Royaume des Cieux. Mais il les a données à tous, ainsi que le montre le chapitre 18 de Matthieu. En effet dans le chapitre 16, Pierre est le seul sujet de ces clés dont la possession démontre un pouvoir : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Mt XVI:19). Ainsi, la possession des clés s’accompagne du pouvoir de lier et de délier. Ce pouvoir est donné à tous les apôtres deux chapitres plus loin : « En vérité, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. » (Mt XVIII:19). Plusieurs versets nous montre que Jésus a institué un groupe et non pas un individu : « Et Jésus s’approchant leur parla ainsi: “ Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu’à la fin du monde. “ » (Mt XXVIII :18-20). « Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jn XX:21-23). Ainsi, lorsque Jésus parlait à Pierre seul, il lui parlait comme étant la figure du corps apostolique, et non pas comme un souverain exerçant une autorité sur les autres.

On nous rétorquera que cette déclaration est faite à Pierre. Mais cette déclaration lui est faite en présence des autres. Et si vraiment, une institution aussi structurante, aussi décisive, aussi importante pour l’organisation de l’Eglise avait été voulue par le Seigneur, nous aurions au moins une mention particulière. Lorsque saint Paul s’en prend à saint Pierre, comme il le rapporte dans l’épitre aux Galates, on a pas vraiment l’impression qu’il s’adresse au détenteur de l’autorité juridictionnelle suprême. Il adresse à Jacques et Jean le même titre qu’à Pierre si l’on cherche vraiment un titre : colonne de l’Eglise. Lorsque l’Eglise se réunit en concile pour la première fois à Jérusalem pour trancher sur le cas des gentils, Pierre se révèle être un simple membre. C’est Jacques qui résume et qui décrète. SI l’on doit résumer : ni les Pères ni les apôtres n’ont lu Matthieu comme les catholiques romains le font.

un peu de logique

Amenons quelques éléments de bon sens. Lorsque vient la discussion sur qui est le plus grand, discussion ayant lieu après le fameux « tu es Pierre », normalement, Jésus aurait du couper court, déclarant que le sujet avait déjà été réglé. Aucun apôtre ne l’a visiblement compris comme les papes du second millénaire. Jésus allait mourir le lendemain. S’il fallait mettre les points sur les i, c’était maintenant ou jamais. Pourtant l’enseignement du Christ fut d’une toute autre nature : le plus grand est celui qui sert les autres. Au moment même où l’on pourrait attendre un discours sur l’autorité suprême, vient un enseignement sur la diaconie, sur le service, sur l’humilité : tout ce que Rome n’est plus depuis plusieurs siècles maintenant.

le final de Jean

Le dernier et ultime argument des romains en faveur de l’autorité juridictionnelle est le final de l’Evangile de Jean : Jésus demande trois fois à saint Pierre s’il l’aime. Et surtout Jésus demande trois fois à Pierre de paître les brebis et les agneaux du Christ. Les théologiens romains se plaisent à dire que les agneaux représentent le peuple et les brebis le clergé. Pierre lui-même considère que ceci est une mission qui incombe à tous, dans laquelle il n’a pas de rôle qui sorte de l’ordinaire : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » (1 Pi V:2-3). Pierre lui-même n’a pas vu ce dialogue rapporté par Jean comme la confirmation d’une autorité. Jean nous rapporte qu’il était attristé par la troisième demande consécutive. Les Pères ont vu dans cette triple demande un écho au triple reniement de Pierre. C’est ainsi que Pierre l’a compris. C’est ainsi que les Pères l’ont lu. De plus, jamais, je dis bien jamais, dans l’Ecriture le terme « brebis » a le sens de clergé. Les brebis représentent toujours les fidèles.

Résumons : rien dans l’Ecriture, ni surtout dans l’interprétation de l’Ecriture par les Pères de l’Eglise tout au long des siècles ne permet de justifier Pierre institué comme pasteur suprême ou pierre fondamentale de l’Eglise.

La place de Pierre

Mais comme je le disais précédemment, nous autres orthodoxes ne cherchons pas à imiter le simplisme protestant. Pierre a une autorité. Listons maintenant les traces de cette autorité dans les Ecritures.

Pierre est appelé premier des apôtres. Il n’est pas appelé en premier, et pourtant les listes d’apôtres le mettent en premier de façon assez courante. Mais Jean et Paul ne le placent pas en premier. Jésus a donné à Pierre des marques d’une considération particulière : il le nomme d’une façon qui exprime la fermeté de sa foi. Dans les évangiles, l’expression « Pierre et ceux qui étaient avec lui » se trouve trois fois. C’est bien peu pour en conclure une autorité juridictionnelle ou de gouvernement dans l’Eglise. Mais c’est assez pour voir que Pierre était revêtu d’une autorité bien réelle. On connaît bien l’expression « primus inter pares », premier parmi les égaux, qu’on peut rattacher à cette parole du Christ : « Pour vous, ne vous faites point appeler Rabbi, car il n’est pour vous qu’un seul maître, et vous êtes tous frères. Et ne donnez à personne sur la terre le nom de Père, car il n’est pour vous qu’un seul Père, celui des cieux. Et qu’on ne vous appelle pas non plus Maître, car vous n’avez qu’un Maître, le Christ. Le plus grand d’entre vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » (Mt XXIII:8-12). N’y a-t-il pas quelque chose de prophétique dans cet abaissement que connait Rome aujourd’hui ? N’est-ce pas le résultat divin promis suite à cette affreuse tentative de prise de pouvoir dans le corps ecclésial ? C’est l’Eglise entière et non Pierre seul qui est animé de prérogatives particulières : « La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’agneau. » (Apo XXI:14). L’autorité dans l’Eglise appartient en fait à l’Eglise. Le verset « Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. » (Act VIII:14) ne saurait être plus éloquent. Pierre est envoyé par l’Eglise. Il se subordonne à son autorité.

Conclusion

Voilà pour ce premier billet, première d’une longue série. L’acte d’accusation et les preuves de la culpabilité romaine sont légions. Nous exposerons toutes celles qui nous semblent indiscutables. Nous vous rappelons qu’être dans l’Eglise c’est être dans un corps qui a gardé intact les enseignements et les décrets du Christ. La papauté est une des choses les plus étrangères et les plus en opposition avec ce que le Christ a institué. Si vous êtes orthodoxe et que votre évêque condamne sans ambiguïté l’œcuménisme, sans être pour autant en communion avec des évêques pratiquant l’œcuménisme ou toute autre forme de violations doctrinales majeures, il y a de grandes chances que vous soyez dans l’Eglise. Aux autres, posez-vous les bonnes questions. Bienvenue dans les catacombes.